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J’ai un sacré matou ce matin moi…

 

Vous avez bu un coup de trop lors de la soirée beaujolais nouveau, ce petit vin modeste et fruité qui nous revient chaque année vers la fin de l’automne ? Au matin, tandis que votre lit chavire un peu et que votre cerveau semble s’être rétracté sur lui-même comme une éponge desséchée, vous ne trouvez pas le courage de vous redresser pour aller boire un grand verre d’eau et prendre du paracétamol ? Les synptomes sont là : vous avez la gueule de bois. Mais si ce sont vos collègues allemands qui ont organisé la soirée sur leur sol, alors ça change tout, vous tenez un « Kater ». Or, Kater veut dire matou. Qu’est-ce qu’un chat a à voir avec votre taux d’alcoolémie ? Les étudiants allemands n’étaient pas, au XIXeme, plus sobre qu’aujourd’hui. Et dans les cercles estudiantins de la jeunesse germanique de jadis, après une nuit de beuverie, lorsqu’on avait la tête dans un étau on disait « Ich habe einen Katarrh », un rhume… éthylique. Avec le temps, par déformation, Katarrh est devenu Kater.


„einen Kater haben“
signifie donc avoir la gueule de bois

Parlons en justement de la gueule de bois. En France, l’image cherchait, au XIXe siècle, à retranscrire la sécheresse de la bouche après qu’on eut trop bu. Une bouche ou gueule devenue sèche comme du bois. Aujourd’hui, l’expression désigne l’ensemble des symptômes d’un lendemain de soirée trop largement arrosée.

Allez, à la santé des chats en bois !

 

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