Henning Fauser

Au travers du regard de l’autre

 

L’histoire franco-allemande de Henning Fauser est très particulière. Elle commence le jour où un ancien déporté français vient rendre visite au mémorial du camp de concentration de Langenstein-Zwieberge, dirigé par la mère de Henning. La traductrice est absente, personne ne parle français – le jeune élève, avec ses premières connaissances de la langue française, se jette à l’eau.

 

Les traductions se multiplient, la langue se perfectionne et le contact avec les survivants de l’Holocauste devient, au travers de visites et de correspondances, de plus en plus étroit. Lorsque, au cours de ses études interculturelles, il tombe sur la question de la perception mutuelle des Français et des Allemands, il constate avec surprise que rien n’existe sur les « images de l’Allemagne chez d’anciens déportés français ».

 

Ce qui débute comme une recherche pour une dissertation évolue en travail de fin de bachelor et par la suite, dans une version encore élargie, en mémoire de master. C’est pour ce dernier que Henning Fauser vient d’être honoré par le prix d’excellence DFH-Bärwolf.

 

« J’ai la chance de faire ainsi la connaissance de nombreuses personnalités vraiment fascinantes, se réjouit l’étudiant. Celles-ci ont vécu les relations franco-allemandes à la fois dans leurs pires moments mais aussi à travers l’amitié entre les deux pays, ce qui est particulièrement intéressant. » Pour lui, cette thématique dépasse l’Histoire – elle soulève aussi des questions philosophiques tournant autour de la haine et du pardon ainsi que des conséquences pour les générations actuelles.

 

Le lauréat a trouvé son master binational entre le Centre français de l’université de Freibourg, l’École normale supérieure de Lyon et l’université Lumière Lyon II très enrichissant et a beaucoup apprécié le double encadrement de son travail : « Un professeur était expert en littérature, l’autre historien – cela m’a permis de vraiment bénéficier d’un très bon soutien. »

 

Maintenant, il veut approfondir ce thème dans le cadre d’un doctorat en cotutelle franco-allemande. À l’avenir, il souhaiterait travailler dans la recherche et l’enseignement, de préférence dans les études culturelles : « Souvenir, mémoire, perception mutuelle – c’est exactement ce qui m’intéresse. »

 

 

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