Sonja Döring

internationale par excellence

 

Jupe noire bien droite et regard pétillant, Sonja Döring est impatiente. Dans une heure, elle recevra le Prix d’excellence décerné par Bieber Audit & Global Solutions GmbH. Ni l’émotion ni le trajet en avion depuis Copenhague n’ont entamé son énergie.

 

Il faut dire que traverser les frontières n’a plus rien d’exceptionnel pour la jeune lauréate. Originaire de Francfort, anciennement étudiante à Troyes, domiciliée à Copenhague – Sonja aurait bien du mal à dire où est son ‘chez-soi’. Devant l’embarras du choix, elle a décidé de ne pas choisir : « A chaque fois que je reviens dans un de ces lieux, j’ai le sentiment d’être chez moi. »

 

Installée depuis avril dans la capitale scandinave, elle suit des cours intensifs de danois. « Là-bas, les entreprises recherchent assez peu de personnes parlant l’allemand ou le français. Même quand c’est le cas, les candidats doivent impérativement maîtriser la langue du pays. C’est presque indispensable pour trouver un emploi » explique-t-elle, raisonnable.

 

Pour parler de son véritable amour linguistique, en revanche, elle ne craint pas l’emphase : « La langue française me fascine depuis le Gymnasium ! » assure-t-elle. Quand, à l’issue de sa formation en tourisme à Heidelberg, elle découvre le double diplôme entre la Fachhochschule de Francfort et l’ESC de Troyes, elle fonce bille en tête.

 

C’est ainsi qu’elle débarque dans l’Aube, en 2008, pour deux semestres d’étude. « Au début, je me suis demandée où j’avais atterri », avoue-t-elle. De la presque skyline de Francfort aux 63.000 habitants de Troyes, elle a vécu ses premiers « mini chocs culturels », comme elle les appelle gaiement. Puis elle s’est vite adaptée au rythme tranquille de la petite province française, a noué des amitiés… et fini par rencontrer le jeune Danois qui la mènera des plaines de Champagne-Ardennes au Danemark.

 

Aujourd’hui, elle rêve du métier qui lui permettrait de garder contact, depuis son nouveau pays d’adoption, avec la langue française. Au Danemark, les opportunités pour les francophones sont rares, mais Sonja a déjà sa petite idée : « J’aimerais bien travailler à l’université et coordonner les échanges internationaux. Avec la France si possible ! » L’UFA fera-t-elle des petits en terres scandinaves ?

 

 

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