Charlène Cabot

Un double cursus en capitales

 

Entre Paris et Berlin, Charlène Cabot a orienté son cursus franco-allemand vers les politiques environnementales et de développement durable. Lors de son Bachelor à la prestigieuse grande école de Sciences Po Paris, c’est d’abord vers l’Australie qu’elle se dirige. C’est en effet à Sydney qu’elle effectue sa troisième année d’études. « J’ai beaucoup aimé cette année, se souvient-elle. Après avoir perfectionné mon anglais, je pensais que ce serait bien de pouvoir faire de même avec l’allemand. J’avais déjà connu Berlin en tant que touriste et j’en avais beaucoup entendu parler ».

Originaire de Sète, elle avait également déjà effectué plusieurs échanges avec la ville d’Erfurt dans le cadre de projets culturels. Charlène s’engage donc pour le double Master avec la Freie Universität de Berlin consacré aux relations internationales. « Pour mon Master 1, j’avais l’option développement durable. En arrivant en Master 2 à Berlin, j’ai voulu chercher les cours qui traitait des politiques environnementales et climatiques ». C’est ainsi qu’elle rédige son mémoire de fin d’études – en anglais – sur les conséquences du changement climatique sur la sécurité des populations, notamment en Afrique de l’Ouest. Un travail et un cursus qui lui permettront d’obtenir le Prix d’excellence 2011 remis par l’Université franco-allemande.

« J’ai trouvé très intéressant d’écrire ce mémoire, raconte Charlène. Cela demande un travail très poussé en peu de temps et il faut apprendre une nouvelle méthodologie compliquée ». Son intégration réussie dans la capitale allemande, Charlène l’attribue entre autres à sa partenaire de tandem. « Je me suis inscrite à ce programme de Tandem. Ce n’est pas un échange linguistique, mais cela permet d’avoir quelqu’un qui aide pour les démarches administratives, etc. Elle m’a beaucoup aidée et très bien intégrée ».  Charlène se sent tellement bien à Berlin qu’elle a décidé de prolonger quelque peu l’aventure. « Je me suis dit que j’étais sur place, donc si je voulais avoir une expérience professionnelle en Allemagne, c’était maintenant. Si je retourne entre-deux en France, ce sera plus dur de revenir ensuite en Allemagne ». Après avoir effectué un stage à « Agoodforgood » à Paris pendant ses études, elle va donc débuter avant la fin de cette année un stage au bureau de liaison berlinois du World Food Programme. Cela correspond donc à sa volonté d’entamer une carrière dans le développement. « A terme, cela pourrait être intéressant de travailler pour la GIZ, explique Charlène. Ils cherchent sûrement des francophones pour certains programmes en Afrique francophone ».

 

 

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